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Les écologistes dénoncent un rapport favorable au maïs OGM

Plusieurs organisations écologistes dénoncent l'avis émis par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) réaffirmant l'innocuité du maïs OGM, dont la culture est interdite en France.

 

A quelques jours d'un débat européen sur le sujet, ils réclament le maintien de la clause de sauvegarde activée l'an dernier en France par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, dans la foulée du Grenelle de l'environnement.

Cette clause permet à un pays européen d'interdire un OGM autorisé au plan communautaire, à condition de justifier cette mesure avec un dossier scientifique.

Selon le Figaro, l'étude de l'Afssa récuse les arguments du rapport sur lequel Paris s'était appuyé pour interdire la culture de ce maïs produit par la firme américaine Monsanto.

Pour les organisations vertes, l'agence se base les conclusions de rapports majoritairement commandés par les producteurs de maïs alors que le sujet demande à être étayé par des études scientifiques indépendantes.

"Le lobby pro-OGM essaie à chaque fois, avant chaque grande échéance européenne, de repousser le bouchon pour essayer de vendre sa camelote", a déclaré sur France Inter le militant anti-OGM José Bové.

"IL FAUT DES OUTILS INDÉPENDANTS", ESTIME BOVÉ

"Je ne suis pas étonné. Ça montre l'urgence de la remise à plat des organismes comme l'Afssa et il faut véritablement qu'aux niveaux national et européen on ait des outils indépendants", a ajouté l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2007.

L'ancien ministre de l'Environnement Corinne Lepage juge elle aussi "impératif que des études indépendantes financées par l'Etat soient réalisées et portées à la connaissance du public".

"Quand on sait que les seules études disponibles sont celles des producteurs de maïs, quand on sait que ces études sont secrètes (...) on comprend l'opération de manipulation en cours", écrit-elle dans un communiqué.

Eric Delhaye, président délégué de Cap 21, demande une "position ferme de la France sur la clause de sauvegarde".

"Il faut sauver" cette clause, estime pour sa part l'organisation France Nature Environnement, selon qui "les décisions relatives aux OGM doivent respecter le principe de précaution et être prises démocratiquement".

L'Afssa considère que les éléments du rapport Le Maho "n'apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité sanitaire des maïs portant l'événement Mon 810", peut-on lire en conclusion de ce rapport dont le Figaro s'est procuré une copie.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé en octobre dernier que l'embargo français sur le maïs génétiquement modifié Mon 810 n'était pas justifié.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

[Source: L'Express ]

 

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