Biodiversité : Les abeilles ont le bourdon
Les abeilles connaissent depuis quelques temps une surmortalité élevée qui met en danger l’espèce et par extension la biodiversité en général. Pour y remédier, le Premier ministre François Fillon a confié au député de Haute-Savoie Martial Saddier le soin de mettre en place un plan d’action qu’il a nommé « Pour une filière apicole durable ».

Pour faire face à l’affaiblissement et à la surmortalité actuelle des principaux pollinisateurs que sont les abeilles, le Premier ministre François Fillon a confié à Martial Saddier, député de Haute-Savoie, le soin de réaliser un plan d’action pour remédier au problème. Martial Saddier a donc présenté à Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche et à Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie son rapport « Pour une filière apicole durable ». Il préconise de structurer la filière autour d’une interprofession et d’un centre technique pour pouvoir prendre en compte tous les facteurs qui participent à augmenter la mortalité des abeilles, les insecticides n’étant pas les seuls responsables. Par ailleurs, Michel Barnier a nommé un Monsieur Abeille, Jean-Pierre Comparot, en charge de la coordination du plan.
Donner une valeur économique à la biodiversité
Michel Barnier précise le pourquoi de cet engagement : « Ce plan pour les abeilles est une des briques de la politique globale pour une agriculture durable (…). Les abeilles et les pollinisateurs sont essentiels à l’agriculture et l’ensemble des agriculteurs doit se sentir concerné. Nous devons renforcer la filière apicole, lutter contre les causes de mortalité et promouvoir la biodiversité pour l’agriculture ». Nathalie Kosciusko-Morizet va encore plus loin : « La subsistance quotidienne de plus des 2/3 de l’humanité ainsi que plus de 40% de l’économie mondiale dépendent directement de la conservation des écosystèmes. A cet égard, la pollinisation des cultures à l’échelle mondiale est évaluée à 153 milliards d’euros. Et encore, cette estimation ne tient pas compte du service vital que rendent les pollinisateurs à la nature toute entière. Il est temps de renouveler notre approche de la protection de la biodiversité en intégrant désormais sa valeur économique. Le Grenelle de l’environnement comme la Loi sur la responsabilité environnementale ouvre la voie à cette reconnaissance »
14 octobre 2008, Margaux Gouté
[ Source : developpementdurablejournal.com ]

