Écologie - Ces animaux sont indispensables
Pour faire face l’épidémie, des chercheurs de l’université de Pennsylvanie encouragent la plantation d’arbres et de fleurs.

Les chercheurs de cette université américaine l’ont bien compris, la sauvegarde des abeilles et de tous les autres insectes pollinisateurs est un enjeu écologique et économique majeur. Avec près de 1.000 espèces en France et 20.000 dans le monde, l’abeille est le principal insecte pollinisateur. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, plus de 80 % des espèces végétales dans le monde dépendent de ces insectes pollinisateurs. L’extinction des abeilles, mais aussi guêpes, papillons, mouches, menace l’agriculture et donc les ressources alimentaires de monde entier.
Insecte indispensable à la biodiversité, l’abeille assure la survie d’une multitude d’espèces animales mais aussi végétales : fruits, légumes et plantes dépendent du butinage pour se reproduire. Malgré les apparences, l’importance économique de ces insectes va bien au-delà de la simple survie de la filière apicole. 35 % de la production mondiale de nourriture et 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale dépend des abeilles. Plus largement, selon le l’INRA et le CNRS, l’impact économique de la pollinisation pèserait 153 milliards d’euros par an. Si du côté américain les efforts se concentrent sur la recherche des causes de l’extinction des abeilles, l’Europe a depuis longtemps pris les devants.
Le Parlement européen formalisera ainsi, le 17 janvier prochain, un accord visant l’interdiction de 22 substances dans la fabrication d’insecticides. Parmi les multiples causes à l’extinction des abeilles, les pesticides restent la principale cause de mortalité. Malgré ces mesures, de nombreuses associations de protection de l’environnement dénoncent l’utilisation de produits jugés écologiquement dangereux.
Le Cruiser ou « tueur d’abeilles », fabriqué par le suisse Syngenta reste autorisé en France jusqu’en mai 2009 alors que l’Allemagne l’a quant à elle interdit. Comme solution originale, l’Union Nationale de L’Apiculture Française, dans le cadre du programme national « L’abeille, sentinelle de l’environnement », encourage villes et entreprises à développer des ruches sur des toits et dans des espaces verts afin de sensibiliser le grand public. Une initiative qui a séduit de nombreuses villes comme Lille où une trentaine de ruches ont permis une récolte. Un premier pas notable afin de reconnaître l’utilité d’un insecte qui ne fait pas partie des espèces protégées.
[ Source : France Soir ]

